50 SÉANCE DU 27 AOUT. Sont présents : MM. Charles DE CHASSIRON , DE CHASSIRON père, LEMERCIER , SAVARY , OUDET, RiVAILLE , MOREAU, GABIOU, FAVRE, COTARD , LACOUR f CHARLET , REAUSSANT,(Adolphe), EMMERY, BEAUSSANT (Auguste), TEXIER , RIGAUD, ROY, MAINGUET, BARGIGNAC, NEVEUR-DUPEUX, LAUVARD, GELINEAU , le général VAST-VIMEUX , HUON ,MARCHAND, ROY-BRY, BANCHEREAU , RENAUD (Frédéric), DE LA GRANDIÈRE , COUDRET , CANOLLE , le général RÉGNAUD DE SAINT-JEAN D'ANGÉLY et ESCHAS- SÉRIAUX. 31. le Préfet est introduit. 31. le Président déclare la séance ouverte et invite 31. le Secrétaire à donner lecture du procès-verbal de la séance du 26 août. DEMANDE DE LA SECTION DE BOURCEFRANC , TENDANT A ÊTRE ÉRIGÉE EN COMMUNE DISTINCTE» Dans votre session de 1850, vous avez prononcé l'ordre du jour sur la demande de la section de Bourcefranc, tendant à être distraite de la commune de Marennes pour être érigée en commune distincte. Cette demande a été reproduite en 1856. Le conseil d'arrondissement reconnaît qu'elle n'est pas justifiée,qu'il n'y a aucune raison pour y faire droit et qu'elle est même contraire aux intérêts bien entendus de la population. Il émet en outre l'avis qu'elle soit définitivement rejetée. L'administration partage cet avis et elle vous propose de repousser de nouveau la demande de la section de Bourcefranc. Cette demande est en effet basée sur des griefs qui n'ont rien de sérieux.Ainsi les pétitionnaires se plaignent d'être trop éloignés du chef-lieu ; ils prétendent qu'ils contribuent, sans entirer aucun avantage, aux charges de la ville, et ils réclament enfin contre la disposition qui a étendu la perception des droits d'octroi jusqu'aux limites de la commune. Quant au premier grief, ilest aisé de répondre qu'un trajet de quatre kilomètres sur une route parfaitement — 162 — entretenue , ne peut pas être considéré comme bien pénible ; si d'ailleurs cette réclamation était admise pour Bourcefranc , elle devrait l'être pour les sections de plusieurs autres communes de l'arrondissement qui se trouvent aussi éloignées des chefs-lieux.En ce qui concerne l'obligation de contribuer aux charges de la ville sans en retirer aucun avantage, on fera remarquer que l'énumération faite par les pétitionnaires manque d'exactitude. Ils se plaignent de payer leur cote-part dans le traitement du commissaire de police ; mais il en serait de même si Bourcefranc formait Une commune distincte, et quant aux autres dépenses ordinaires qui s'élèvent à 2,000 francs environ , et dont une faible partie seulement leur incombe, elles sont loin de représenter le montant des charges nouvelles qu'ils auraient à supporter en cas de séparation. Le troisième grief qui est relatif à la fixation du périmètre de l'octroi n'a pas plus de fondement que les précédents ; les droits ont toujours été perçus sur tout le territoire de la commune, et comme ils sont fort minimes et que les employés agissent avec tous les ménagements possibles, la population n'a jamais fait entendre de plainte. Enfin il est bien d'ajouter que , sauf le titre de commune, la section de Bourcefranc en possède tous les avantages. Sa chapelle a été récemment érigée en succursale il y existe deux écoles publiques, l'une de garçons, l'autre de filles, et un garde-champêtre est spécialement chargé de la surveillance de cette partie de la commune. Le conseil municipal de Marennes a réfuté lui-même, victorieusement les griefs allégués en faveur de Bourcefranc , dans une délibération du 13 mai dernier, par laquelle il propose le rejet pur et simple de la demande — 163 — contre laquelle s'élèvent d'ailleurs les plus notables habitants de Bourcefranc, dans une déclaration par laquelle ils réclament instamment le maintien de l'état de choses actuel. C'est la conclusion que nous proposons également au Conseil général.
Lu dans les archives du Conseil Général Département de la Charente-Inférieure Session de l'année 1856
Le traité de Paris du 30 mars 1856, met fin à la guerre de Crimée Le biologiste français Louis Pasteur met en évidence que des micro-organismes sont la cause de la fermentation. Jean-Marie Le Bris effectue le premier vol en planeur, près de Douarnenez (Finistère). Inauguration du premier parcours de golf en France et sur le continent européen (Pau). Les Britanniques sont à l’origine de cette implantation ; ce parcours est destiné à l'origine aux officiers de l'armée britannique en retraite 31 mai - début juin : inondations catastrophiques du Rhône, visite de Napoléon III.
Ca c'est passé en 1856